region pays
Vacances en Océanie

Par Stéphanie Clément

L’Australie, un voyage facile
C’est loin, c’est grand et le décalage horaire est important. Ils ne parlent pas français et roulent à gauche ! Voilà résumées les principales craintes qui assaillent le voyageur en partance pour l’Australie. Pourtant, ce pays continent figure dans les toutes premières destinations qui font rêver les Français.


Partir pour un premier séjour à la découverte des plus grands symboles de l’Australie touristique, n’est pas un voyage simple. Voir de mes yeux l’Opéra de Sydney, les kangourous et la grande barrière de corail… C’était un rêve, accompli en deux semaines sur la côte Est du pays, entre Sydney et Cairns. Visite guidée. Dire que le voyage est long, très long est un euphémisme.

australie

Départ de Paris à 23h50 avec Qantas ou Air France (les deux compagnies ayant des accords croisés). Direction Singapour, 12 heures de vol, puis Sydney, 7 heures soit concrètement, avec les 3 heures d’escale, près d’un jour de voyage. Pour être en forme à l’arrivée à Sydney, un conseil : dormir sur la première partie du vol, manger sur la seconde ! Un somnifère léger  pris au moment du décollage permet d’avoir une « bonne » nuit de sommeil. Entre Singapour et Sydney, il faut reprendre des forces avec le dîner et le petit-déjeuner en privilégiant l’eau et le jus d’orange plutôt que les boissons alcoolisées qui augmentent la sensation de fatigue. A l’arrivée, le décalage horaire varie entre 10 et 12 heures selon la saison. Pour en souffrir le moins possible, il est recommandé de se mettre, dès le premier jour, à l’heure australienne. Après une arrivée tôt le matin (5h30 environ), mieux vaut résister à la tentation de faire une grasse matinée et attaquer directement la journée en prévoyant une sieste de deux heures dans l’après-midi. C’est aux alentours du 3ème jour que la fatigue se fait réellement sentir. Il est alors prudent de prévoir un programme plus allégé sur cette période. Côté itinéraire, inutile de tenter un tour complet de l’Australie en 15 jours. Pour un premier voyage, une découverte de la côte Est permet de faire un mix équilibré entre la ville (Sydney et Brisbane), la mer (et la Grande Barrière de corail) et la nature (notamment les Blues Mountains à la sortie de Sydney et les forêts humides autour de Cairns). Quelques 2600 kilomètres et deux vols intérieurs sur la compagnie nationale pour longer la quasi totalité de la côte à la découverte de deux états, la Nouvelle Galle du Sud et le Queensland.


L’opéra, la baie, le pont… le bonheur !

Il faut moins d’une heure pour quitter l’aéroport de Sydney, formalités douanières comprises, et rejoindre le centre de la ville. Seul détail administratif: il est interdit de pénétrer sur le territoire australien avec de la nourriture étrangère. Des containers métalliques sont d’ailleurs prévus à l’intérieur de l’aéroport pour jeter tout ce qui se mange. Le non respect de la quarantaine a un prix : 220 dollars australiens (A$) soit environ 135 euros. A la sortie de l’aéroport international, sur la gauche, une file de taxis attend les voyageurs (25A$ - 15 euros la course en moyenne) pour rejoindre le centre ville. A l’arrivée à l’hôtel, justeaustralie le temps de poser ses valises avant de prendre un troisième petit déjeuner en moins de 24 heures, décalage horaire oblige ! Une douche et deux verres de jus d’orange plus tard, la visite de laville commence. Objectif : l’opéra, le pont et la baie ! Dès 7h30, la ville est déjà réveillée et les Sydneysiders, les habitants de Sydney, pot de café à la main, se pressent vers leurs lieux de travail. De l’hôtel (pour moi, The Blacket Hôtel – 70 King Street – Tél. 00 61 2 92 79 30 30 – www.theblacket.com - A partir de 129 euros la chambre double et petit déjeuner), il suffit de descendre Georges Street pour rejoindre Circular Quay (30 minutes de marche), l’avenue qui borde l’océan. De là, le regard embrasse toute la baie. Le pont, the Darling Harbour, domine la scène de toute sa hauteur. Installé à l’extrémité gauche de la baie, l’opéra est posé sur un quai totalement piétonnisé et les observateurs peuvent, à leur guise, venir admirer cet exploit architectural hors du commun et en faire le tour. L’ensemble est en tout point semblable à la carte postale : la plus belle rade du monde !


La baie sous toutes les coutures

Première pause de la journée sur l’une des nombreuses terrasses de cafés qui bordent Circular Quay (1,5 euros le café noir au City Extra). Situés devant les différents débarcadères des ferrys, ils offrent, tôt le matin, le spectacle des Sydneysiders qui vivent de l’autre côté de la baie et qui viennent chaque jour travailler dans le centre. Ici, les mouettes remplacent les pigeons et les sirènes des bateaux donnent aux lieux des allures de port en activité. Les écoliers en uniforme se pressent vers l’école. Ils sont, avec la conduite à gauche et le café, l’un des rares signes de l’influence britannique sur le pays. Après une demi-heure de pause, la découverte se poursuit par une balade au Royal Botanical Garden qui regroupe la plus grande collection de plantes au monde. A l’entrée, un panneau donne le ton: “ici, venez, s’il vous plait marcher sur les pelouses, sentir l’odeur des roses, parler aux oiseaux et embrasser les arbres”. Départ ensuite de l’autre côté de la baie, vers le quartier des Rocks. Autrefois repère de marins et de prostituées, l’endroit a connu, dans les années 70, toute une série de rénovations et s’est transformé en un lieu de balade agréable. Ruelles pavées et piétonnes, entrepôts rénovés et transformés en petites boutiques, labyrinthes d’escaliers et petites maisons dont certaines sont encore en cours de rénovation... Parmi les nombreuses boutiques du quartier, impossible de manquer Rocks Hatters (81, Georges Street), un magasin spécialisé dans les chapeaux de Crocodile Dundee. En peau retournée, en tissu, en paille, avec ou sans moustiquaire... Tous les modèles sont disponibles à partir de 120 A$, 75 euros. De là, il est facile de rejoindre à pied Harbourg Bridge en longeant l’autoroute dans un couloir pour piétons prévu à cet effet et de monter au sommet de la Pylon Look Out, un pylône situé sur le coté Est du pont (à partir de 5 euros, ouvert à partir de 10h). L’entrée en béton à des allures carcérales mais les 200 marches donnent accès à l’une des plus belles vues de la baie de Sydney. Inutile d’entreprendre la traversée du pont à pied. Polluée et bruyante, elle n’offre que peu d’intérêt.


Shopping de lingerie fine

australie

Adresses incontournables, Strand Arcade (412 Georges Street ), une galerie commerçante bâtie dans un style victorien très élégant. Loin d’être le rendez-vous des touristes, le bâtiment regroupe beaucoup de boutiques de designers australiens. Quelques mètres plus loin, au 108 Castlereagh Street, se trouve le magasin David Jones (www.davidjones.com.au), une boutique élégante qui regroupe, au deuxième étage, certains des plus grands créateurs de mode du continent. A ne pas manquer, au troisième étage, la collection de lingerie de la célèbre top modèle australienne, Elle Macpherson (100 A$, 62 euros environ pour un ensemble). Bon à savoir, la majorité des magasins ferment entre 17 et 18 heures.

Une soirée dans le coquillage le plus célèbre du monde

Impossible de venir à Sydney sans réserver une soirée à l’Opéra. Ballets, danse contemporaine, opéra comique... Le lieu offre une programmation très éclectique et il est facile de trouver son bonheur (A partir de 30 euros en moyenne l’entrée - www.sydneyoperahouse.com). Les locaux ne s’y trompent pas et l’on croise, sur place, un public qui mélange tous les âges et tous les styles. Ici, pas de « tenue correcte exigée », il est même possible de venir en jean, mais un enthousiasme communicatif est de rigueur. Les spectacles commencent à heure fixe (19h30 le plus souvent) et il est recommandé d’acheter sa place, à l’avance, via le site internet  (5 euros de frais pour la réservation en ligne). Si l’opéra vous ennuie, il est toujours possible de découvrir le bâtiment à travers une visite guidée d’une heure (15 euros avec un départ toutes les demi-heures entre 9h et 17h - www.sydneyoperahouse.com). Une soirée musicale se termine tôt (22 h) et c’est alors le meilleur moment pour se promener sur les quais qui bordent la baie. Au bout de « Opera Quays » (la partie des quais au bout de laquelle se trouve l’Opéra), des bancs publics offrent un spectacle inoubliable sur l’édifice qui gagne, par un éclairage délicat, à être vu de nuit (de jour, il est un peu écrasé par le soleil). L’endroit est d’un calme absolu seulement troublé par quelques passants, très peu de touristes et, paradoxalement, aucun vendeur de souvenirs.


A la rencontre des requins

Le ferry est sans conteste le moyen le plus agréable de se déplacer à Sydney. C’est également le plus facile pour rejoindre, de Circular Quay, les quartiers de Darling Harbourg et la partie plus maritime de la ville (prendre un ferry sur le quai n°3,départ toutes les demi-heures). C’est dans cette petite baie à l’ouest du centre ville qu’il faut être en fin de journée au moment où beaucoup de Sydneysiders seretrouvent pour dîner ou simplement boire un verre. Sur les deux rives, Cockle Bay et Harbourside reliées par un pont piéton, les restaurants se succèdent et il est difficile de faire son choix tant les décorations et les cartes sont identiques. Selon Sandra, une grande rousse irlandaise qui ressemble à Nicole Kidmann et qui vit à Sydney depuis 15 ans, il faut préférer Cockle Bay, “plus authentique, moins apprêté”. L’aquarium est l’attraction touristique majeure de cette partie de la ville (16 euros l’entrée pour un adulte, 38 euros pour une famille avec deux enfants - www.sydneyaquarium.com.au).
A ne pas manquer notamment, le tunnel sous-marin des otaries et des requins qui permet d’observer à loisir les deux espèces et, pour les jeunes enfants, la salle qui réunit, en chair et en arêtes, tous les héros du dessin animé « Némo ». Pour une visite plus agréable, n’hésitez pas à venir en soirée (l’aquarium est ouvert jusqu’à 22 h) : les touristes japonais (très nombreux en Australie) sont moins présents.


Sea, Sun and Surf


Sydney est une ville ouverte et animée qui se laisse facilement découvrir par le voyageur. Le Pacifique, omniprésent, la taille humaine du centre ville, son ambiance détendue la rendent atypique et différente des autres grandes villes du monde. Une originalité que les habitants revendiquent avec fierté. « Ici, la vie est plus légère même pour nous qui y vivons au quotidien », explique Sandra, « La proximité de la plage y est sûrement pour quelque chose… ». Une demi-heure de ferry au départ de Circular Quay (quai 3 – 2 euros - Gratuit avec le Sydney Pass) suffit pour rejoindre, de l’autre côté de la baie, une belle et large plage du Pacifique, parmi les plus renommées, Manly Beach, plus familiale que la célèbre plage des surfeurs Bondi Beach. Se rendre sur place compte parmi les balades les plus agréables à faire à Sydney. Il faut préférer le ferry au Jetcat, plus rapide (et plus cher 5 euros), et s’installer tranquillement à l’avant du bateau en compagnie desaustralie Australiens qui vont sur place pour la journée. Très ouverts aux voyageurs, ces derniers n’hésitent pas à lier conversation. Ce jour là, Berryl, 72 ans, disserta sur l’état de la mer, trop calme à son goût, en partageant un beignet à la viande et un chocolat chaud. Manly est une bourgade paisible. Ici, pas de grands buildings et de larges avenues mais des petites rues tranquilles et des bâtisses à deux étages. Il suffit de traverser The Corso, une avenue piétonne située en face du débarcadère pour arriver directement sur une magnifique plage de sable bordée par une longue promenade frangée de pins. Point névralgique de la cité, la plage attire tous les habitants de Manly : surfeurs, bien sûr, mais également des ouvriers qui viennent faire une pause café assis sur le parapet, des jeunes mamans avec leurs enfants, des joggeurs... C’est alors le moment idéal pour déguster un Expresso en observant tout ce petit monde de la terrasse d’un café (le Barking Frog, 48, North Steyne – Petits déjeuners servis entre 8h et 12h – 15 euros - situé à l’ombre le matin). Il est recommandé de passer une journée au moins à Manly et de tenter, pourquoi pas, de surfer sur les vagues australiennes. Avant de se lancer, demandez conseil à Tim, grand gaillard bronzé perdu sous un casque de cheveux blonds, qui tient la boutique de référence à Manly : le Aloha Surf (44 PittWater Road) et qui vous proposera des cours pour débutants et confirmés (24 euros l’heure de cours) avant d’affirmer, dans un sourire, “Après deux heures de leçon, il faut se lancer et vous verrez, ça vient tout seul… ». Les moins courageux iront, quant à eux, se promener le long du sentier marin qui longe l’Est de la baie jusqu’à Shelly Beach, une anse protégée idéale pour le snorkling. A midi, les habitants de Manly se donnent rendez-vous sur la plage pour un déjeuner sur le pouce et il est très facile de se joindre à eux. Il suffit d’acheter un Fish and Chips dans une poissonnerie
(6 euros chez Gone Fishing, un F&C qui se trouve sur la droite du Corso en allant vers l’océan) et de s’installer sur l’une des nombreuses tables en bois qui bordent la plage. L’occasion, juste en tendant l’oreille, d’en apprendre un peu plus sur la qualité des vagues ou le temps prévu pour le week-end et de terminer agréablement un séjour à Sydney.


Koalas et Kangourous

australie

Troisième ville d’Australie par sa taille, Brisbane est la porte d’entrée de l’état du Queensland. Ville verte et ensoleillée, elle offre une transition agréable entre Sydney et la grande Barrière. Si son centre ville présente peu d’intérêt pour le voyageur français, un lieu mérite à lui seul un stop d’une journée : le Koala Pine Sanctuary. Centre de protection et de préservation des koalas, ce sanctuaire est situé dans la banlieue de Brisbane (pour s’y rendre, prendre le bus 430 à l’extrémité de Southbanks). Ouvert au public, il permet une découverte inoubliable avec le petit animal. Koalas à la retraite, jeunes mamans, bébés … Tous les représentants de l’espèce sont ainsi rassemblés dans des cages ouvertes sous le regard des visiteurs émerveillés. Niché au milieu des feuilles d’eucalyptus, l’animal est plutôt léthargique mais se prête volontiers à l’observation. Sur place, il ne faut pas manquer de se faire prendre en photo avec un koala dans les bras. L’expérience dure à peine quelques minutes (12 euros) mais n’en constitue pas moins l’un des plus jolis souvenirs d’un voyage en Australie. Pour les inconditionnels, une présentation d’une demi- heure réalisée tous les jours à 13h30 par un ranger du parc permet d’en savoir plus sur le petit animal. Autre moment fort d’une visite au Koala Pine Sanctuary, la rencontre avec les spécimens de la faune australienne, diable de Tasmanie, dingos, opossums et surtout les kangourous. Réunis dans un immense parc ouvert au public, les marsupiaux se prêtent de bonne grâce à la rencontre avec les visiteurs surtout si ces derniers offrent quelques friandises (50 cents le sachet à l’entrée du parc). Une occasion unique de les voir gambader en semi-liberté.


Promenade sur le plus grand organisme vivant du monde

Dernière étape du voyage : Cairns. Située au nord de l’état du Queensland, cette bourgade aux allures de village des tropiques est posée au bord de l’Océan Pacifique. Impossible pourtant de se baigner à Cairns, les méduses « boites » (c’est leur nom) sévissent ! Elles sont mortelles.  Autre bonheur sur la Brisbane River : les crocodiles sont légion, autant ne pas se pencher. Enfin, un mot sur les serpents dont la taille moyenne dépasse souvent le mètre et qui peuplent même les jardins publics… L’Australie, vous l’aurez compris, est un continent doté d’une nature sauvage qui peut parfois se révéler dangereuse, voir mortelle. Le meilleur moyen de s’en rendre compte : jeter un coup d’œil aux journaux locaux qui relatent quotidiennement les affrontements entre l’homme et la faune australienne: surfeuse à moitié dévorée par un requin, alligator trouvé à l’entrée d’un bureau, chien dévoré par un serpent alors qu’il dormait devant la cheminée de son maître… Un quotidien des plus surprenants pour nous citadins européens… Reste qu’à Cairns, l’animation phare, est celle qui constitue le point de départ d’une journée sur la grande barrière de corail. L’aventure commence tôt (7h30 en moyenne) dans un hangar situé au bout de la marina de Cairns, le Reef Fleet Terminal, où sont réunis tous les vendeurs de croisière. Son ticket en main, rendez-vous sur le Marlin Wharf, un quai où bateaux de croisières et de plongée s’apprêtent à embarquer leurs passagers. Dans les vapeurs de kérosène, l’agitation est à son comble et les membres des différents équipages, reconnaissables à leur tee-shirt, courent dans tous les sens. L’Ocean Spirit, un catamaran de grande capacité (jusqu’à 120 passagers), nous emmène aujourd’hui sur Michaelmas Cay, une île au cœur de la Grande Barrière (www.oceanspirit.com.au - 108 euros la journée, tout compris). Avant le départ, une musique douce couvre le bruit des moteurs et café et biscuits secs attendent les passagers sur le pont inférieur. Petit conseil, il faut embarquer une heure au moins avant le départ du bateau pour réserver sa place au soleil sur le pont avant. Juste le temps de signer le registre des passagers, formalité obligatoire depuis que deux plongeurs ne sont jamais remontés sur leur bateau au cours d’une croisière en 1996, et c’est le départ. Bon à savoir, des pilules, très efficaces, sont distribuées gratuitement pour tous ceux qui souffrent du mal de mer. Après une heure et demie de bateau apparaît à l’avant une langue de sable couverte d’oiseaux et entourée de récifs coralliens.

australie


Un spectacle infini

Devant nous, une infime partie de la Grande Barrière qui s’étire sur plus de 2000 km de long et dont certaines parties ont plus de 18 millions d’années. Un rêve pour tous les amateurs de vie marine. Sur le bateau, on aperçoit déjà les poissons à travers les eaux transparentes, les passagers s’agitent et c’est le début des activités. A 11h, premier départ du semi submersible, un bateau dont les cales sont aménagées pour permettre aux visiteurs d’observer, sans se mouiller, les merveilles de la Grande Barrière. Au cours d’une balade de 25 mn environ, l’engin réalise l’exploit de frôler les récifs sans les toucher ou presque. A travers les hublots, déjà, le spectacle est inoubliable. Coraux aux couleurs chatoyantes, bancs de poissons multicolores, tortues se disputent la vedette à seulement 3 mètres sous la surface. … Une entrée en matière idéale avant de se mettre à l’eau. De retour sur le bateau, pas de temps à perdre car la journée est courte (à 14h, le bateau entame son retour vers Cairns).Juste le temps de picorer une salade et quelques crevettes au buffet avant d’embarquer à bord du zodiac qui emmène les passagers sur Michaelmas Cay pour le snorkling, une promenade avec palmes, masques et tuba sur les récifs de coraux. Là encore, les paysages sont exceptionnels par la diversité des espèces qui s’offrent à la vue des plongeurs. Inutile de plonger profond, tout est là, à portée de palmes à quelques mètres sous la surface. Pour les voyageurs qui souhaitent néanmoins vivre une expérience de plongée avec bouteille, une initiation est proposée sur place à partir de 58 euros. A l’inverse, les baigneurs qui ne sont pas à l’aise dans l’eau pourront profiter d’un cours de snorkling (10 euros dans un groupe d’une dizaine de  plongeurs). Après une heure trente d’exploration sous-marine, c’est déjà le retour. A l’avant du bateau, une coupe de champagne est servie aux passagers pendant qu’un guitariste entame quelques notes de country.

Fin du voyage. Je repars, convaincue que l’Australie vaut largement les nombreuses heures d’avion. Le pays est grand mais la qualité des vols intérieurs rend n’importe quel stop plus aisé à réaliser qu’un Paris-Londres. Ses habitants parlent anglais mais la qualité de leur accueil et leur simplicité font d’eux de très agréables compagnons de voyage. Aucun doute : le pays est un formidable terrain de jeux pour tous les voyageurs, même les plus blasés. Un territoire à conseiller.


puce Où manger à Sydney ?

puce Pour la Fusion Food : Le Café Sydney, un restaurant - terrasse qui donne sur la baie. Dans une ambiance trendy, la cuisine de ce restaurant est un exemple parfait de “Modern Australian”, un mélange de cuisines australienne, asiatique et occidentale, très en vogue à Sydney. A ne pas rater, le veau du bush accompagné de polenta. – 31 Alfred Street, 5ème étage – 60 euros environ sans les vins.
puce Pour un dîner chic avant l’opéra : Sauf à pique-niquer sur les marches de l’opéra, il n’existe pas de plus belles vues sur la baie que celle qu’offre le restaurant Guillaume. Situé à l’intérieur de l’opéra, au premier niveau, Guillaume sert une cuisine australienne matinée de fortes influences françaises. Lumières tamisées, décoration classique et élégante, l’endroit charme par son raffinement. Petit plus : la proximité avec les salles de spectacle de l’opéra permet de dîner avant le spectacle pour revenir ensuite prendre l’un des délicieux desserts. – Sydney Opera House, Bennelong Point – 70 euros environ sans les vins.
puce Pour les fruits de mer : Le Nick Seafood Restaurant est une adresse incontournable pour la qualité et la variété de ses plats de poissons et de fruits de mer. Situé sur Cockle Bay, il faut néanmoins demander une table en bord de terrasse pour profiter de la vue sur le port. A recommander particulièrement, les huîtres de roches de Sydney (10 euros la demi-douzaine). – Cockle Bay Wharf – 40euros

puce Qantas, la compagnie nationale

Un vol quotidien permet de rejoindre l’Australie via Singapour au départ de Paris. L’avion décolle de Roissy à 23h15 pour arriver à Singapour à 17h40 le lendemain. De là, il est facile de rejoindre Sydney (décollage à 20h) ou Brisbane (21h20), sur des vols quotidiens. A bord, le service est impeccable : large programme de divertissements, repas soignés et vins australiens (A partir de 914 euros l’AR hors taxes aériennes avec possibilité de faire une escale de plusieurs jours à Singapour). Une fois sur place, l’avion est le meilleur (et le plus rapide) moyen de voyager à travers l’Australie. Qantas dessert 58 villes australiennes, dont les 7 aéroports internationaux de Sydney, Adélaïde, Brisbane, Darwin, Cairns, Melbourne et Perth (A partir de 67 euros HT la liaison Sydney-Brisbane et 104 euros HT, le vol Cairns-Sydney). www.qantas.f

puce Les livres à emporter

Le Lonely Planet est le guide de voyage de référence. Ecrit par des auteurs du cru, il est complet, précis et fournit quantité d’infos pratiques qui facilitent le voyage. A mettre également dans la valise, Nos Voisins du Dessous de Bill Bryson, journaliste anglais qui livre une série de chroniques sur le continent. Drôle, impertinent, bien écrit, le texte est une parfaite illustration de l’Australie aujourd’hui (10 euros aux Editions Petite Bibliothèque Payot).



<Retour en haut de page>

radio