Des îles de goût et de couleur Elles sont sept. Sept sœurs perdues au milieu de l’Océan Atlantique à 115 kilomètres des côtes africaines. Sept qui ont su sauvegarder leur identité et leur caractère volcanique.
Que l’on choisisse Tenerife, la Gomera, La Palma, Gran Canaria, Fuerteventura, Lanzarote ou Hierro, la première chose que l’on y appréciera, quelle que soit la saison, c’est le climat. Un climat océanique qui a donné son nouveau surnom à l’archipel, celui des « îles de l’éternel Printemps ». En hiver, les températures descendent rarement en-dessous de 19°C et les pluies sont rares : 3 jours par mois selon les différents relevés météo. Quant à l’été, la présence des Alizés, ces vents doux venus de l’Océan Atlantique, joue un rôle de régulateur. Résultat, des températures rarement étouffantes qui oscillent en moyenne à 24°C.
Autre avantage de la destination, pas besoin de passer de longues heures en avion pour bénéficier de ce climat privilégié. Les Canaries sont à 4 heures d’avion de la France, désormais desservies en direct par la compagnie Binter Canarias qui offre en plus et sans supplément un vol inter-île pour la destination de son choix. Les départs s’effectuent les lundi et mercredi en vol régulier. Le trajet Paris – Las Palmas est commercialisé entre 79 et 399 euros par trajet.
Différentes mais complémentaires
La Palma, celle que l’on appelle aussi la « belle île » reste la plus fleurie des Canaries. Son centre est formé d’un gigantesque cratère de plus de 1 500 mètres de profondeur. A Hierro, considéré pendant des siècles comme le bout du monde connu, la plus petite île étonne par ses reliefs et sa végétation aux formes des plus étranges. L’île de Tenerife, facilement reconnaissable par la gigantesque présence du volcan du Teide, offre les plus saisissants contrastes entre la verdure du Nord et l’aridité de sa partie Sud. Une île qui offre aussi la particularité d’avoir des plages de sable noir, souvenir des anciennes coulées volcaniques. Grâce à l’absence d’aéroport, l’île de la Gomera a su encore préserver la virginité de sa nature où les palmiers règnent en maître.
Surnommée le « continent en miniature », la Grande Canarie abrite elle aussi unesurprenante variété de paysages. En quelques kilomètres, on peut aller du mini désert de dunes à Maspalomas vers des sommets boisés entrecoupés de profonds ravins au centre de l’île. A Lanzarote, classée réserve mondiale de biosphère par l’Unesco, les différents coloris des coulées volcaniques confèrent à l’île un caractère unique alors qu’à Fuenteventura, l’aridité quasi désertique a favorisé les immenses plages desable doré s’ouvrant sur une mer aux eaux cristallines.
A l’eau !
Les Canaries ont longtemps misé sur le seul tourisme balnéaire qui s’est d’abord développé à Tenerife autour des complexes résidentiels de Los Gigantes, Puerto de Santiago, Los Christianos, Costa de Sliencio, El Medano ou encore playa Paraiso. Un engouement qui a vite atteint les autres îles qui ont délaissé leur agriculture de légumes primeurs pour se concentrer sur cette nouvelle manne. Résultat, difficile de trouver encore des plages ou criques désertes sur les 1 500 kilomètres de côtes, à l’exception notable de Fuerteventura. Sur la Grande Canarie, la moindre crique enchâssée au milieu des falaises abrite aujourd’hui une station balnéaire où les immeubles poussent comme des champignons, s’accrochant aux parois abruptes des ravins environnants.
Pour autant, c’est à l’intérieur des terres qu’il faudra aller chercher son bonheur car il suffit parfois de parcourir quelques kilomètres pour se retrouver seul au monde au milieu d’une nature toujours très aride. Et selon les îles, on pourra partir en safari en 4X4 à la découverte des volcans à Lanzarote, suivre la « route des bananeraies à La Grande Canarie ou partir en randonnée à l’assaut du Teide à Tenerife. Que l’on soit plage, nature ou culture, chaque bout de terre de l’archipel semble avoir été créé pour assouvir chacune de nos envies de vacances. Attention seulement à ne pas se tromper d’île.