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Vacances en Europe

Par Marcel Lévy

Les Orcades, des îles au cœur tendre
Placées comme des pointillés tout au nord de l’Ecosse, les îles Orcades sont le point de départ d’un chapelet qui se termine avec les Shetland. Grâce au Gulf Stream, la température ne descend jamais en-dessous de 5° en hiver… mais ne dépasse pas facilement les 20° en été.

La richesse des Orcades ne se trouve pas uniquement dans les vieilles pierres et les paysau 15ème siècle, sont terre d’histoire. Les Vikings furent les premiers à occuper les lieux. Les premiers ? En fait, on le soupçonne seulement car sur cette terre, le passé est fait de strates et d’énigmes. Au grand bonheur des visiteurs car ici, tout est fait pour remonter le temps.


Un circuit de pierres et de questions

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C’est à Skara Brae, à 20 minutes du port capital, que doit tout naturellement débuter la visite. Face à la mer sont implantées dix maisons vieilles de 5000 ans pour la plus ancienne. La force du site est d’avoir été conservé intact jusqu’en 1850 lorsqu’une tempête, plus violente que les autres, fit découvrir ces structures en pierres épaisses, intactes, reliées entre elles par des chemins pavés, bordés de murs pour protéger les habitants des vents violents. Une fois les restes de sable et de terre déblayés, Skara Brae s’est doté d’un musée du néolithique et d’un centre d’étude ultramoderne qui sert d’entrée aux visiteurs et permet de comprendre les lieux. L’histoire des Orcades est racontée par un petit film d’une dizaine de minutes à la gloire de ceux et celles qui furent les premiers habitants. Juste à côté, à moins de 5 minutes de marche, Skaill House est la demeure traditionnelle de William Graham Watt, l’homme qui découvrit le village. L’intérieur de sa maison, qui demande une petite heure de visite, est le reflet mobilier et architectural de ce qui se faisait dans les années 1850.


Une province très nature

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Outre les 9 parcs provinciaux, le Nouveau-Brunswick abrite deux des plus célèbres parcs nationaux du Canada, ceux de Fundy et de Kouchibouguac.
Il ne peut y avoir de visite en Acadie sans un arrêt au Parc de la baie de Fundy et les célèbres rochers de Hopewell sculptés, au fil des millénaires, par les quelque 100 milliards de tonnes d'eau qui vont et viennent deux fois par jour dans la baie de Fundy. La visite de ces formations naturelles, surnommées « pots de fleurs », à cause de leur forme cylindrique mais également en raison des « écosystèmes miniatures » (arbres, herbes et fleurs) dont elles sont « ornées », ne serait pas complète sans la célèbre marche sur le fond de l'océan. Lorsque la marée de la baie de Fundy se retire, les formations rocheuses se dénudent complètement, d’où cette balade à pied… presque secs. A voir également, le centre multimédia d'interprétation qui facilite la compréhension du phénomène et permet la rencontre avec les scientifiques présents sur le parc. A noter, une excellente vidéo sur les Mi'kmaq, premiers habitants d’origine indienne, et les pionniers venus d’Europe. (Tél. 00 1 506 887-6000 – fax. 00 1 506 887-6008 - http://www.pc.gc.ca/fundy - fundy.info@pc.gc.ca).
Autre grand site naturel, le Parc national Kouchibouguac. Vue de la route, l’image est spectaculaire : une longue passerelle de bois de deux kilomètres serpente entre mer et dunes. C’est à la maison du Parc que l’on obtient toutes les informations sur le site et que l’on trouve une extraordinaire librairie sur la faune et la flore locales. Ne pas manquer une promenade en bateau pour voir les ébats des phoques communs et gris. (Parc national du Canada Kouchibouguac, 186, Route 117 - Tél. 00 1 506 876-2443 - http://www.pc.gc.ca/kouchibouguac )


A la rencontre des Vikings

A quoi pouvaient servir les pierres levées que l’on aperçoit ci et là et qui font le merveilleux du Ring of Brodgar (le cercle de Brodgar) construit en 3000 avant JC ? Personne ici ne veut trop s’avancer en donnant une réponse que les scientifiques cherchent encore. A priori, les 27 pierres levées (il y en avait 60 à l’origine) marquent un lieu de prière, de méditation mais aussi de rencontres « politiques », une sorte d’agora où le peuple se réunissait. Le site reste, bien malgré lui, témoin d’une forte activité paranormale entretenue par des associations et des sectes qui l’utilisent pour des réunions « secrètes ». Mais cet anneau de pierres est loin d’être isolé aux Orcades. Stenness, près de Maes Howe, bien que plus petit avec seulement 12 pierres (il n’en reste que 4), apparaît lui aussi sur cette route de la méditation et des prières. C’est à Maes Howe que l’on trouve l’un des plus exceptionnels tombeaux mégalithique en Europe. Sorte de tumulus que l’on découvre courbé, plié en deux dans un boyau d’à peine un mètre de haut et qui contient les plus belles inscriptions runiques de Grande-Bretagne.

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Un séjour bien rempli

L’histoire des Orcades ne se limite pas aux pierres, elle est aussi plus contemporaine : l’île a été témoin des grandes batailles du siècle, de 14-18 à 39-45, et elle a su conserver des traces de cette violence des hommes. Ainsi, le 25 novembre 1918, 74 bâtiments de guerre entrèrent à Scapa-Flow. Face au déshonneur de l’armistice annoncé, le contre-amiral Ludwig von Reuter ordonna le sabordage de la Marine le 21 juin 1919. On y voit toujours ces monstres couchés sur le flanc, rouillés, devenus d’immenses zones de reproduction pour les poissons. C’est à Scapa Flow toujours que le 14 octobre 1939, l'U-47, un sous-marin allemand, réussit à tromper les défenses anglaises et vint couler le cuirassé britannique HMS Royal Oak. 833 marins périrent et un mémorial rappelle ici cette triste page de l’histoire. Enfin, dernier vestige des combats, un ancien hangar, l’Italian Chapel, entièrement décoré par des prisonniers de guerre italiens.

Situées sur le chemin des Shetland, les Orcades se visitent en deux ou trois jours. C’est au début mai qu’il faut se lancer à leur découverte : certes les vents marins restent forts mais la bataille permanente entre le bleu et le gris de la mer, le blanc de la lumière, le noir des rochers et le vert des champs est d’une rare beauté dans ces îles qui, elles aussi, découvrent le tourisme.



Un village aux allures de ville

Kirkwall est un village aux allures de ville, construit autour d’une cathédrale démesurée pour les lieux : Saint-Magnus. En grès rouge, agrémentée de pierres jaunes, elle mélange allègrement le roman et le gothique. Cette église, l’une des plus belles d’Ecosse, est utilisée tous les jours pour les offices, tôt le matin et en fin d’après midi. La rue piétonne qui mène au port est le royaume du commerce. Rien de bien original à trouver, la mondialisation a fait son effet. La ville, malgré un climat souvent difficile en raison d’une pluie fréquente, sait aussi être festive. Soirée de musique écossaise dans les pubs, visite de Highland Park, une distillerie de whisky encore traditionnelle. C’est à Kirkwall que l’on trouve les quelques hôtels de l’île. Attention, rien de très séduisant, pas d’hébergement de charme à conseiller. A noter que deux ou trois chambres d’hôtes (B&B) accueillent les touristes en juillet et août.

Y aller

C’est à partir d’Inverness que l’on atteint en bateau les Orcades. Si d’autres moyens de transport existent (comme l’avion), c’est de la mer qu’il faut arriver à Kirkwall, la « capitale » des Orcades.
Pour plus de renseignements : Office de Tourisme de Grande-Bretagne – Tél. 01 58 36 50 50 - www.visitbritain.com/fr
1490 €* avec Comptoir des Pays Celtes : circuit de 12j/11n, vols, location de voiture, ferries, et hébergement en B&B ou en hôtels. Découverte de la ville d'Edimbourg, des îles Shetland et des Orcades, des Highlands. Voyage réalisable d'avril à octobre.
www.comptoir.fr

* Prix à partir de

 


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