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Vacances en Europe

Par Coralie Pascaud


Promenade au cœur d’une autre Grèce
Petites maisons blanches sur la mer ou ruines antiques à Athènes, les images classiques de la Grèce cachent trop souvent une autre facette du pays, rurale et authentique. Petite visite dans le Péloponnèse, pour des paysages grandioses et de petits villages rustiques, à découvrir tout simplement.



A priori, il serait logique d’attaquer le Péloponnèse par Araxos, l’aéroport international de la région. Mais comment résister à la tentation d’un détour par Athènes ! La capitale grecque donne le ton de la Méditerranée : visite à l’Acropole (12 € l’entrée) pour la culture, bonheur de déguster un Ouzo (l’anis local) à Plaka pour la gastronomie locale ou charme des puces dans le quartier de Monastiraki. Une ou deux journées dans la capitale grecque avant de prendre la route vers Patras, qui passe par le Canal de Corinthe où le point de vue sur la mer et les falaises est exceptionnel. De là, en direction du sud, le paysage change : voilà les plaines cultivées qui donnent le ton du Péloponnèse, tout en douceur et en rondeur.


A la recherche de Zeus

Située sur la côte occidentale, sur la plaine de l’Elide, Olympie s’accorde au paysage : un tout petit village champêtre et bucolique avec seulement une rue principale. Despina Platingos, la guide conférencière, prévient ses auditeurs: « Soyons clairs, Olympie n’a que deux intérêts : son musée et son site archéologique. On n’y passe pas ses vacances. C’est une destination de passage, mais une étape incontournable pour ceux qui désirent découvrir l’histoire de la Grèce Antique ». Il y a plus de 2000 ans, le site d’Olympie ne comprenait pas de village, uniquement « le plus grand sanctuaire consacré au plus grand des dieux, Zeus ». Aujourd’hui, le dieu de la foudre est toujours la vedette du Musée d’Olympie (9 € l’entrée, comprenant l’accès au site archéologique) où les statues à son effigie sont multiples. En revanche dans les vestiges du Temple de Zeus (détruit en partie par les hommes au Vème siècle ap. J.-C. puis par des phénomènes naturels au VIème siècle ap. J.-C.), il faut faire appel à son imagination pour se représenter la statue chryséléphantine (en or et ivoire) d’une hauteur de 12 mètres représentant le plus grand des dieux… assis !
La visite du site archéologique est un voyage incroyable au cœur d’une civilisation qui l’est tout autant. Les ruines démontrent l’existence de trois temples : celui consacré à Zeus évidemment, celui consacré à sa femme Héra (le plus ancien bâtiment des temps historiques) et celui consacré à leur mère Rhéa (le plus récent). Les pierres ont perdu de leur éclat (Despina ne cesse de le répéter « Tout était peint chez les Grecs anciens ! ») mais les vestiges sont impressionnants…
Le clou de la visite bien sûr, à l’extérieur du sanctuaire, c’est le stade des tout premiers Jeux Olympiques. Il faut le talent d’un bon guide pour imaginer cette grande esplanade vide, dépourvue de gradins, alors occupée par des dizaines de milliers de spectateurs venus admirer les plus grands athlètes. Seuls subsistent à l’entrée les socles des statues payées par les tricheurs pour racheter leur méfait, et un morceau d’arcade… semblable à celle des stades contemporains. Ce théâtre des compétitions sportives fait écho à l’histoire d’une Grèce antique aux régions autonomes qui se faisaient la guerre pour obtenir l’hégémonie, se retrouvant tous les 4 ans pour une « trêve olympique » au cours de laquelle il n’y avait plus d’Athènes contre Thèbes ou Spartes, mais des Grecs affrontant d’autres Grecs. Malgré l’exiguïté des lieux, pas moins de 50 000 spectateurs et participants se rassemblaient dans la toute petite ville… Autant dire qu’Olympie aurait pu être sacrée « plus grand camping du monde antique ! ».
Après ce voyage dans le temps, il n’est pas désagréable de se rendre au Restaurant Venus, pour déguster toutes sortes de spécialités grecques : les « mezze » (entrées froides composées de salade de tarama, de caviar d’aubergine ou de poivron à tartiner sur du pain), feuilles de vignes sauce citron et œuf, salade grecque, poisson pané et pour finir, yaourt grec au miel
(4th Km International Road, Ancient Olympia, Pyrgos, Tél. : 26240 22353).


Les villages perchés d’Arcadie

Perchés dans les hauteurs, les petits villages authentiques se découvrent après quelques virages dans les montagnes couvertes de mélèzes et de pins. Prévoir au moins 2 heures de route – avec les virages typiques des chemins de montagne – pour atteindre Langadia, l’une des ces escales. Les maisons de pierres sont imposantes, tout comme la vue sur les gorges. De petites épiceries vendent des produits locaux et au centre du village, une scène typique est en train de se jouer : assis en terrasse, le pope (religieux orthodoxe) et les hommes du village devisent, refont le monde et discutent philosophie comme au temps de l’Antiquité. Les touristes sont invités à faire de même en dégustant la spécialité grecque : le café frappé (un café glacé, bien secoué au shaker, 2 €). Les Grecs en consomment plusieurs fois par jour (les discussions ayant tendance à traîner en longueur !). Le café se déguste d’ailleurs ici sous toutes ses formes : expresso, café français (à filtre), cappuccino, frappuccino, avec ou sans lait, avec ou sans sucre…
Ambeliona, deux heures de petites routes plus loin, s’impose comme le symbole du « Péloponnèse de charme ». Ce petit village authentique est un havre de sérénité au milieu d’une forêt de châtaigniers. Ses maisons de pierre, ses vieilles ruelles pavées dégagent un charme particulier de tranquillité. Il est possible d’y séjourner, en faisant une escale de quelques jours à la pension Epohès (à partir de 67 € la chambre avec petit déjeuner, Ambeliona, Messinia, Tél.: 210 6236150, www.epohes.gr). Les sportifs ont la possibilité d’organiser des randonnées dans la forêt, du trekking et même du rafting dans les rivières Loussios et Neda. Et les plus courageux parcourront 11 km supplémentaires pour visiter le Temple d’Apollon Epicure, surnommé le « Parthénon du Péloponnèse ». Tout un programme.


puce Pratique :i

puce Y aller


puce Une adresse à la fois haut de gamme et familiale
Situé à 70 km de l’aéroport d’Araxos, l’Aldemar Olympian Village est un complexe hôtelier moderne et confortable (Complexe Olympian Village, Skafidia, 27100 Illia, Tél.:
0030 2 69 10 82 000, www.aldemarhotels.com) à 45 minutes d’Olympie, une bonne base pour découvrir la région. Il dispose de chambres standards (mais avec vue sur la mer !), de suites et de villas privatives… sans oublier les 6 restaurants, les 38 piscines et le spa de 3 000 m² (150 € le soin d’une durée de 2 heures comme l’évasion polynésienne relaxante ou l’escapade amazonienne énergisante). Le gigantisme des lieux pourraient rebuter certains, mais le complexe est tellement bien agencé que le client pourrait se croire… seul au monde ! Par ailleurs, l’hôtel suit le programme « Mare Verde » : les matériaux utilisés sont la pierre et le bois pour respecter l’environnement et l’architecture régionale. Un lieu de séjour idéal pour les adeptes de l’écotourisme, qui pourront aussi goûter aux produits du jardin : tomates, concombres, aubergines, courgettes, choux, laitues, plantes aromatiques, oranges, citrons… et bien sûr, l’huile d’olives et vins grecs.
puce A partir de 854 € TTC par personne le séjour d’une semaine comprenant le vol spécial sur Araxos, les transferts et 7 nuits en demi-pension. Renseignements Fram : Tél. :
0 826 46 37 27, www.fram.fr.
puce Pour bien préparer son voyage en Grèce, consulter le site Internet de l’Office National Hellénique du Tourisme (www.gnto.gr) qui dispose d’une version française.


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