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Vacances en Europe |
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Par Karin Filhoulaud Entre copines à Lisbonne La fameuse Tour de Belem – sorte de navire ramassé partant à la conquête du nouveau monde - se dresse devant nous, près de l’embouchure du Tage ! C’est là, que Philippa nous rejoint. Cordages, animaux et plantes exotiques… elle nous détaille le style décoratif « manuélin » inspiré des grandes découvertes. On le retrouve tout près, sur les murs du Monastère des Géronimos qui abrite une église à la décoration sophistiquée, un musée d’archéologie et un autre de la marine. Devant notre hésitation à y pénétrer, trop de monde, Philippa tranche : une visite à la Antiga Fábrica dos Pastéis de Belém (rua de Belém, 84-88), une pâtisserie célèbre pour ses Pasteis de nata (1euros), un feuilleté léger truffé de crème et saupoudré de cannelle et de sucre glace. A déguster avec un chocolat chaud. C’est là que l’on peut aussi admirer une autre spécialité portugaise, les carreaux peints appelés azulejos qui tapissent les murs. Pas le temps de traîner, il faut nous installer à notre hôtel, le Miraparque, un trois étoiles assez économique, 100 euros la double, installé en plein centre ville au 12 rua Sidónio Pais www.miraparque.com Bairro Alto nous accueille à nouveau le soir : en quelques heures, ce quartier devient plus qu’animé, et les Lisboètes viennent y faire la tournée des bars et restaurants, notamment dans les rues Atalaia et da Rosa. Philippa nous invite dans ses préférés : le Portas Largas (rua da Atalaia), très fréquenté et très petit… donc très convivial, et le Pavilhao Chines (rua Don Pedro V, 89), un peu excentré, mais une institution à la déco surprenante. Lever… tardif ! Philippa nous pousse dans le vieux tram n°28 qui monte vers les tranquilles ruines du Château Saint Georges (3 euros). Les murs sans toit forment de vastes enclos où poussent, abrités, pins parasols, oliviers et herbe grasse. Nous nous promenons ensuite dans le populaire quartier d’Alfama, avec ses escaliers et placettes ombragées, ses maisonnettes aux façades carrelées... C’est là aussi que le fado se dévoile… sous une forme « complètement folklorique » bougonne Philippa. A la Casa del fado (4 euros) (place Chafariz di Dentro), Marie et moi en découvrons au moins l’essentiel. C’est au Chapitô (Costa do Castelo, 7), agréablement underground, que nous déjeunons sur une terrasse panoramique qui ouvre sur le Tage en contrebas. Philippa nous emmène ensuite au Parc des Nations où s’est tenue l’Exposition Universelle de 1998. Balade entre l’Oceanorio (10 euros), impressionnant par son immense aquarium et par son architecture futuriste, et les pavillons dont certains se sont transformés en restaurants et bars. Nous choisissons le Café da Palha (30 euros le repas), calme et agréable, qui sert une cuisine portugaise présentée de façon moderne. La digestion sera aérienne : des télécabines (3,50 euros) emmènent les visiteurs à vingt mètres de hauteur, d’un bout à l’autre du parc. Philippa en profite pour nous détailler le site dominé par la haute tour Vasco de Gama. Nuit agitée Les docas (quais) nous attendent pour une folle nuit lisboète ! Au Speakeasy, nous prenons un verre en écoutant un orchestre très funky… et commençons à nous trémousser ! Pour vraiment danser, il faut longer les quais vers l’est et le Parc des Nations : là, se trouve le Lux-Fragil (av. Infante D. Henrique). Accès sélectif… qu’à cela ne tienne, Marie et moi arborons nos achats de la veille et sortons notre cagnotte ! 7 heures du matin : juste l’heure de partir pour le Merendeira (av. 24 de Julho, 54G) où nous nous jetons sur la soupe de feuilles de choux au chorizo (3 euros) : un « after » à la mode portugaise… Nous dormirons dans l’avion qui décolle… bientôt, et déjà !
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